Les « scans » et les « fansubs » sont
un des nouveaux enjeux du marché du manga. Les consommateurs se réunissent et traduisent des mangas encore non-sortis en France, ou des animés non licenciés pour permettre au public de profiter
de mangas inconnus ou pour suivre la suite de sa série sans attendre les années nécessaires aux éditeurs français pour rattraper le rythme de parution de leurs homologues nippons. Deux problèmes
se présentent, certains consommateurs n’achètent pas les œuvres qu’ils ont pu avoir gratuitement sur internet, mais sans, l’engouement manga diminuerait, car un point important est l’implication
des lecteurs dans leur passion, et de la transmettre, sans quoi la sensation de n’être que des bêtes consommateurs freinerait le phénomène à coup sûr. Et que dire du mail de Kana à certains de
ces sites proposant des « scans » des tomes de leur série phare Naruto, encore non-traduites ? Mais qui en même temps ont pu vendre leur nouvelle série Death Note (de Tsugumi Ohga
et Takeshi Obata ci-contre), avec un engouement encore inégalé, car la série était devenue un véritable phénomène sur internet, et sa renommée dépassait la majorité des mangas déjà sortis. Il y a
donc un accord tacite entre éditeurs, « scans » et « fansuber », chacun s’apportant mutuellement.
Un prochain article sera consacré à la question des scans et du fansub. Notez que le lien proposé sur votre droite Iscariote est le seul lien de scantrad que j'ai mis. En effet, je pense que c'est un des seuls possédant une "politique éditoriale" à l'abri de toute revendication de la part des éditeurs français. Ils traduisent à leur rythme et essentiellement des oeuvres méconnues ou underground et les retirent de leur site dès qu'ils sont licenciés.
C’est souvent une critique faite au marché du manga : « ça ne durera pas », « les gens vont s’en lasser », « dès que ça fera moins d’argent tout le système s’écroulera car il ne sera plus rentable »… Il est vrai en effet que les médias français ont présenté le phénomène en tant que mode, depuis l’arrivée tonitruante de Naruto dans l’Hexagone. Car c’est à partir de là que le processus de parution s’est réellement amplifié. Toutefois n’oublions pas que malgré cela, les mangas sont en France depuis maintenant bientôt 20 ans, pas mal pour une mode passagère. Et point sans le doute le plus intéressant, selon des études statistiques de sites internet dé
Pourtant, la crise ne serait se faire attendre. Tous les professionnels redoutent ce qu’ils appellent déjà « la crise ». Selon eux, le marché va arriver à saturation d’ici à peine cinq à dix ans, à cause de la mauvaise fréquence des parutions françaises, qui est très différente de celle des japonais. Nous sortons des centaines de séries par an, à quoi il faut ajouter les anciennes, un énoncé simple mais redoutablement vrai apparaît alors : « qui aura le temps de tout lire et de tout acheter ? ». Et le grand perdant, même s’il ne le sait pas encore, c’est le lecteur, car si crise il y a, ne resteront que les gros blockbusters issus des « majors du manga », et les séries indépendantes, moins connues et d’auteurs risquent d’en pâtir.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||